Jeudi 13 août 2009
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21:30
Du retour
un ocre à la gorge
un vent dispersant la brume
un foin brulé,surgit de nulle part
odeur de par mille reconnue
j'ai toujours eu plus froid dedans que dehors
une tâche de naissance
une coquetterie dans l'oeil
j'ai marché là où la peau brule
là où le soleil fait perdre les saisons
j'ai planqué l'hiver, mis l'automne au chaud
j'en tremble encore
je boutonne ma peau à l'ardeur qui me gagne
je l'ai connu le cheveu long
il rêvait de sable et de dune
il s'abandonnait au désert
il pensait nouveau
il voulait écrire à en crever
à défault de ne savoir lire
géant
je l'ai reconnu le cheveux court
un mur sur son visage
il pensait silence
il ne rêvait plus
et j'oubliais de parler
j'ai fini par le chercher dans mes rêves
huit clos à pas d'heures
tous les mots qui dormaient là
je me réveillais en sueur
du retour
quand il ne reste que l'urgence de la vie
il reconnaît ses enfants
je le découvre se dégageant du songe
le cheveux gris
dans le tout à renaître
l'effroi, sans doutes
de perdre ma danseuse, sa fille